
Le principe est simple : maman m’attrape, me soulève, et me met à l’horizontale au-dessus d’elle. Je n’ai été consulté à aucun moment. Mais bon, une fois là-haut, il faut bien assumer.
Vu d’en haut, le monde est différent. Plus large. On voit le canapé sous un angle inédit, le rideau prend une autre dimension, et surtout je vole — enfin, techniquement quelqu’un me tient, mais dans mon métier on ne s’embarrasse pas de ces détails.
Sur la photo, j’ai l’air très concentré. C’est normal : je surveillais l’atterrissage. Quand on ne pilote pas soi-même, il faut au moins garder un œil sur les opérations.
Bilan du vol : durée trois minutes, aucun incident, passager satisfait. On recommencera.
— V.







