
Aujourd’hui, au menu : quelque chose de vert. Des épinards, il paraît. Je confirme qu’ils étaient délicieux. Je confirme aussi qu’ils sont désormais un peu partout : sur mon menton, sur mon ventre, sur mes cuisses, sur les mains de maman, et probablement à quelques endroits qu’on découvrira plus tard.
Certains appelleront ça « manger salement ». Je préfère parler d’héritage familial. Car avant moi, il y a eu Gabriel. Et Gabriel, au même stade de sa carrière, pratiquait déjà cette technique avec un talent certain (les preuves sont ici, pour les sceptiques). Ce n’est donc pas de la maladresse : c’est génétique. On ne lutte pas contre ses gènes.
Pour info, Gabriel a fini par manger proprement. Ça laisse de l’espoir à mes parents. Mais rien ne presse.
— V.
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